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Obligation solaire en Suisse : ce que les propriétaires doivent savoir

Depuis le 1er janvier 2026, le Modèle de Prescriptions Énergétiques des Cantons (MoPEC) durcit les exigences en matière d'énergie solaire pour les bâtiments en Suisse. Concrètement, ça signifie que davantage de propriétaires — pas seulement pour des constructions neuves — sont désormais concernés par une obligation d'installer des panneaux solaires, ou au minimum de l'envisager sérieusement.

Qui est concerné ?

L'obligation vise en premier lieu les constructions neuves, qui doivent équiper une part de leur toiture appropriée en installation solaire. Mais elle s'étend aussi aux rénovations importantes de toiture : lorsqu'une toiture est refaite entièrement, ou lorsque plus de la moitié de sa surface est concernée par les travaux, la même obligation peut s'appliquer selon le canton.

Certains cantons — Genève, Vaud, Zurich et Berne notamment — appliquent des exigences plus strictes que le minimum fédéral, parfois en vigueur depuis avant 2026. La règle exacte dépend donc du canton où se trouve le bâtiment, pas d'un standard unique valable partout.

Et dans une copropriété (PPE) ?

Lorsque l'installation solaire concerne les parties communes d'un bâtiment — typiquement la toiture — la décision relève des travaux d'entretien et de rénovation courants d'une propriété par étages. Elle peut donc être décidée par l'assemblée des copropriétaires selon les règles habituelles de majorité, comme n'importe quel autre entretien de toiture.

C'est là que la difficulté apparaît souvent en pratique : une assemblée doit voter sur une obligation potentielle, sans toujours disposer d'une évaluation objective de l'état de la toiture, de son potentiel solaire réel, ni du coût à prévoir.

Comment évaluer la faisabilité avant d'agir

Avant de lancer une installation ou de répondre à une obligation de rénovation de toiture, une première évaluation aérienne permet de vérifier concrètement l'état de la couverture, son orientation, son ombrage éventuel et les contraintes visibles (cheminées, lucarnes, obstacles) qui influencent le potentiel solaire réel du bâtiment.

C'est précisément ce que permet une inspection par drone : une observation rapide et documentée de la toiture, utile aussi bien pour anticiper une obligation de rénovation que pour préparer une décision d'assemblée sur une base factuelle plutôt que sur une estimation approximative.

Pour les copropriétés qui doivent présenter un dossier complet à leur assemblée, ce diagnostic peut aussi s'intégrer à un dossier de décision plus large, combinant état de la toiture, potentiel solaire et chiffrage — voir notre article sur le Dossier PPE.

En résumé

L'obligation solaire ne se limite plus aux constructions neuves : les rénovations importantes de toiture peuvent aussi être concernées, selon le canton. Pour les copropriétés, une évaluation objective de la toiture avant la décision d'assemblée évite de voter dans l'incertitude.

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